La douceur angevine est favorable à l'épanouissement des entrepreneurs. La communauté d'agglomérations Angers Loire Métropole affiche en effet le plus fort taux de création d'entreprises (58.2%) de la catégorie et un taux de défaillance (6.4%) inférieur à la moyenne (9.7%). Il faut dire que les entrepreneurs angevins ont la chance de travailler dans une des agglomérations les moins chères de l'Hexagone, avec des loyers annuels de 43 euros le m² en zone industrielle et de 95 euros le m² de bureau. La fiscalité locale est également des plus raisonnables avec une TPU stable à 17.7%. Comme Nantes, Angers ajoute à ses charmes la proximité avec Paris (grâce au TGV) et un nombre élevé d'étudiants. Le tout dans un cadre de vie préservé par une municipalité soucieuse de concilier développement économique, mixité sociale et environnement. Pour preuve, la construction d'un quartier de 6000 logements aux Capucins et d'un nouvel espace culturel, tous deux bénéficiant du labal HQE (haute qualité environnementale). Ces réalisations sont emblématiques de la politique de grands travaux conduite depuis 1988 par le maire (PS) Jean-Claude Antonini, qui préside aussi la communauté d'agglomérations. Ce volontarisme suscite néammoins parfois des levées de boucliers. C'est le cas pour l'arrivée du tramway prévue en 2009 et dont le coût (238 millions d'euros) sera, aux dires du président de la CCI d'Angers, Joël Blandin, financé essentiellement par le versement transport des entreprises. Auters bémols au dynamisme angevin, les difficultés rencontrées par certains secteurs d'activité (automobile, électronique, informatique). Bosch a annoncé au printemps 195 suppressions d'emplois, Thomson Télévision a mis au chômage technique 150 personnes en Juin, et l'annonce de la vente de Packard Bell à l'homme d'affaires sino-américain Lap Shun Hui le 7 Septembre inquiète les 420 salariés nantais, qui redoutent des délocalisations. Pour lutter contre cette sinistrose, la capitale de l'Anjou mise, entre autres, sur le futur pôle végétal, seul pôle de compétitivité à vocation mondiale des Pays de la Loire, afin d'acquérir une dimension européenne. D'autant qu'elle va se doter d'ici à trois ans d'un parc à thème sur l'univers du végétal financé par la conseil général (un investissement de 104 millions d'euros). De quoi doper un tourisme balbutiant et attirer de nouveaux investisseurs. Source : L'Entreprise - Septembre 2006 |